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Une nouvelle entreprise de décolletage est née

21.09.2018
STAR MACHINE TOOL FRANCE - Une nouvelle entreprise de décolletage est née

Deux jeunes régleurs bisontins ont décidé de quitter la Suisse pour se mettre à leur compte. Après à peine six mois d’activité, ils pensent déjà à doubler la surface de leur atelier et à investir dans un troisième tour à poupée mobile.


Dans l’univers du décolletage, ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle entreprise voit le jour. Depuis 2018, une entité est venue grossir les rangs du code NAF 25.62A.

A Besançon (Doubs), au 6, rue Edouard-Belin, on ne s’attendrait pas à y trouver un atelier d’usinage, situé au sous-sol d’un magasin de prêt-à-porter.
Le 12 mars dernier, Ludovic Valenti, 32 ans, Philippe Matthey, 31 ans, ont créé MV Décolletage, avec l’acquisition de deux Star SB20 R type G, équipés d’un embarreur LNS Express 220 S2, et d’un moyen de contrôle MicroVu.

Du matériels entièrement neufs, aiment-ils à préciser sur leur site Internet.
Mais avant de se lancer, ces deux camarades de classe du lycée Montjoux, titulaire d’un bac pro décolletage, ont d’abord été régleurs, chez UND à Franois (Doubs) puis en Suisse pour Ludovic, et en Suisse, pour Philippe. Avec 200 km de trajets (aller-retour) en covoiturant, ils ont mûri, au fil des années, un projet qui les titillait depuis quelque temps.

« On s’est monté la tête à force d’en discuter ensemble dans la voiture », se souviennent-ils. Cette volonté de se mettre à leur compte s’est accélérée quand ils ont connu leurs premières frustrations chez leur employeur respectif : « Il y avait des choses à dépoussiérer dans l’atelier. » Et d’évoquer la difficulté de faire bouger les lignes, quand il s’agit d’outillage, par exemple.

« On avait beau rencontrer des fournisseurs qui nous proposaient des solutions pour gagner sur les temps de production, les durées de vie d’outils… Cela demandait une remise en cause, que tout le monde n’était pas en mesure de faire. »


« On nous a pris au sérieux »


Puis, ils se jettent à l’eau. « Notre premier critère de sélection des fournisseurs, c’était le partenariat que nous pourrions construire avec eux », évoque Philippe.

Avant même de monter le dossier financier, les deux Bisontins ont sélectionné un constructeur de machines-outils. Et c’est avec Star que le courant est passé le mieux. « On sortait de nulle part, on voulait créer notre société sans avoir fait la moindre étude de marché, mais notre interlocuteur nous a quand même pris au sérieux », relate Ludovic, qui, avec son associé, était pourtant davantage habitué à utiliser d’autres marques de machines.

Lors de leur appel d’offres, ils se souviennent de s’être dit de rencontrer Romain Lesueur, un agent de la marque Star, « par politesse, car au départ nous étions partis sur un autre constructeur. » Puis, « plus on affinait, plus cela devenait évident de nous engager avec Star », reconnaît Philippe.
L’installation des machines dans leur atelier de 105 m² a très vite conforté les deux jeunes entrepreneurs dans leur choix.

« Quand on a vu arriver le semi-remorque, on s’est dit : mais qu’est-ce que l’on a fait, on est complètement fou. » Mais « l’installation n’a été que du bonheur ». Cyril Burnet et Jean-Philippe Mercier, les techniciens de Star Machine Tool France, « se sont occupés de tout, on les a remerciés vingt fois, car ils sont arrivés dans un local où il n’y avait rien, mais vraiment rien », confie Ludovic.


Premières commandes


« Quand les machines étaient prêtes à fonctionner et que l’on n’avait toujours pas de commande, on a eu un gros coup de stress », se rappelle ensuite Ludovic. L’agent Star est allé jusqu’à leur trouver des clients. Après seulement une semaine d’inactivité, les premières commandes sont tombées.

Une vis d’horlogerie en inox 316L de 3 mm de diamètre d’une série de 5 000 pour Philippe, 2 000 vis brochées de 7 mm en acier pour Ludovic. « Il faut remercier nos premiers clients, qui ont été très compréhensifs, parce qu’ils nous ont donné des pièces avec des délais assez longs. Ils ont été très arrangeants », affirment Ludovic et Philippe.
Après quelques mois d’activité, les deux jeunes décolleteurs peuvent être rassurés de voir leurs tours SB 20 « chargés à 100% ».

Acheter une troisième machine ? « Cela peut paraître un peu fou, mais on y pense », disent-ils. « En même temps, le travail est là. Alors, est-ce qu’on le regarde passer ou est-ce que l’on prend le risque d’investir. On ne veut pas rester dans un garage toute notre vie », commente Ludovic. Mais un garage qui va bientôt doubler de surface. A leur demande, les propriétaires du local vont casser les murs pour leur agrandir l’atelier.

Pas mal pour une société qui n’a pas encore soufflé sa première bougie.

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