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Sandvik Coromant répond aux défis de l’industrie 4.0

15.04.2019
SANDVIK TOOLING FRANCE - Sandvik Coromant répond aux défis de l’industrie 4.0

Lorsqu’un groupe détient une position de leader sur un marché, il se doit d’en anticiper les évolutions, pour maintenir son avance. L’entretien avec Mattias V. Nilsson, directeur général Europe du Sud de Sandvik Coromant, démontre que ce principe est toujours mis en œuvre avec attention par le groupe suédois.

Comment voyez-vous l’avenir de l’outil coupant, alors que l’enlèvement de copeaux diminue inexorablement ?


Mattias V. Nilsson. Effectivement, la fabrication additive, la forge ou encore la fonderie permettent de créer des formes de plus en plus précises et diminuent les besoins d’usinage.

Mais les outils coupants resteront longtemps nécessaires, en parachèvement de ces technologies, ou en usinage direct de bruts pour de très grandes ou très petites dimensions. Il faut donc pouvoir créer moins de copeaux, mais mieux de copeaux. D’autre part, l’intelligence artificielle et la transition numérique des entreprises doit aussi intégrer l’outil coupant, afin qu’il fasse partie de la chaîne numérique en gestion de fabrication. L’outil coupant doit donc s’adapter à ces deux évolutions.

Pour les usinages lourds, des taux d’enlèvement de copeaux élevés, dans des matériaux résistants, avec une qualité irréprochable sont demandés. Pour les usinages plus légers, la finesse et la précision deviennent prépondérantes. Dans tous les cas, l’outil doit devenir plus technologique et intelligent. Technologique, car sa conception intrinsèque évolue vers des caractéristiques mécaniques toujours plus performantes.

Et intelligent, car l’outil doit pouvoir communiquer avec l’environnement numérique de la machine pour supprimer les vibrations, prévenir de son usure ou d’une casse éventuelle. Sandvik Coromant a déjà développé ce type d’outil senseur, qui permet à la commande de la machine-outil de réagir, par exemple en modulant sa vitesse de broche ou d’avance par le biais d’algorithmes de contrôle.

L’évolution de la coupe des métaux pose donc de véritables défis, que nos équipes d’ingénieurs et de développeurs en intelligence artificielle nous permettent de remporter quotidiennement.


Comment Sandvik Coromant est-il organisé pour répondre concrètement à ces défis ?


Sandvik Coromant emploie 8 000 personnes sur toute la planète. Plusieurs bureaux d’études et centres d’essais à travers le monde travaillent en réseau.

Ils sont coordonnés avec les BE de Suède et de Norvège, où 30 à 40 ingénieurs déposent 100 à 120 brevets par an. Entrée dans le groupe il y a trois ans, la société Prometec développe notamment ce type de technologie connectées. Dans notre usine de fabrication de porte-outils de Gimo, en Suède, nos machines sont équipées en outils connectés et testent l’usine numérique dans toutes ses composantes. Nous développons également des logiciels pour aider nos clients à bien utiliser nos outils.

Lors de ces développements, nous nous positionnons en partenaire complémentaire des éditeurs de logiciels de FAO, pas en concurrent. A leurs côtés, avec eux et grâce à eux, nous apportons une plus grande capacité de création de valeur ajoutée à nos clients. Dans le monde industrialisé en général et en Europe particulièrement, c’est la meilleure voie pour développer les entreprises de travail des métaux.

Dans ce cadre, le conseil et le support clients constituent un challenge humain auquel nous devons répondre de la manière la plus efficace possible.


Dans toute l’Europe, les entreprises de mécanique peinent à recruter les compétences nécessaires. N’est-ce pas aussi un frein à leur développement et à celui de Sandvik Coromant ?


Effectivement, nous avons plus de 300 000 clients dans le monde et tous font ce constat.

Les services méthodes et usinage souffrent énormément de cette pénurie de compétences. Afin d’y répondre, Sandvik Coromant forme 300 à 400 professionnels de la coupe par an pour son propre réseau et pour ses clients. De plus, grâce à notre organisation globale, nous pouvons transmettre les meilleures pratiques et transférer les savoir-faire généraux et particuliers partout dans le monde.

Notre centre d’Orléans est un exemple de ce travail collaboratif permanent avec nos clients de l’aéronautique, aussi bien que de l’automobile et de leurs sous-traitants. Ses ingénieurs sont capables de supporter leurs clients qui installent des filiales en Chine ou en Inde, avec les technologies les plus avancées.

Un leader mondial a cette responsabilité, pour amener la meilleure valeur ajoutée à ses clients par une collaboration effective, partout où ses clients sont implantés.


Comment Sandvik Coromant répond-t-il aux défis sociétaux et environnementaux d’aujourd’hui et demain ?


La responsabilité sociétale et environnementale de Sandvik Coromant est prise en compte dans toute notre démarche.

Côté environnemental, le recyclage du carbure des plaquettes et outils monoblocs en fin de vie est un exemple d’économie pour la matière première. Nos usines, notre siège et nos filiales investissent aussi fortement pour devenir plus autonomes énergétiquement et supprimer toute pollution. Côté sociétal, le groupe porte une grande attention à la place de l’humain dans son organisation.

Nous apportons également une aide technique et pratique conséquente aux systèmes éducatifs des pays où nous sommes implantés. Également, le développement de notre bibliothèque, à charger gratuitement, peut être renseignée avec d’autres outils complémentaires, afin de constituer une base de données unique et personnalisée par chaque entreprise. Le cloud devient alors un support de connaissance évolutif que tous peuvent s’approprier.

Car, c’est ensemble que tous les métiers de l’usinage ont les meilleures opportunités pour construire l’usine du futur, propre, sécurisée, automatisée, performante et plaçant l’Homme au centre de son avenir.

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