Publicité

L’innovation récompensée au Simodec

03.01.2019
ROCHEXPO - L’innovation récompensée au Simodec

La remise des Trophées de l’innovation du Simodec s’était déroulée le 7 mars. Lors de cette 4e cérémonie, sept trophées ont été décernés à La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie). Le Salon international de la machine-outil de décolletage récompensait ainsi l’innovation dans l’industrie du décolletage.


Machines-outils et Simodec d’or


Lauréat : DMG MORI
Tour multibroche à poupée mobile Multisprint 25. Grâce à l’expertise en décolletage de sa filiale italienne Gildemeister Italiana, DMG MORI proposait une révolution dans le tournage automatique multibroches CNC.

Le tour MultiSprint 25 est le premier tour multibroche combinant le tournage en barre en poupée mobile, pour l’usinage de pièces de 36 mm de diamètre et d’une longueur allant jusqu’à 180 mm, avec le tournage en poupée fixe, pour l’usinage de lopins de 50 mm de diamètre et 80 mm de longueur. Les glissières transversales sur les six broches (en option jusqu’à huit) ont toutes un axe Y, avec une distance de déplacement de 100 mm et un axe X, avec une distance de déplacement de 50 mm.

Les distances de déplacement de l’axe Z sont de 100 mm en standard ou de 180 mm avec l’adjonction d’une option appelée Swisstypekit.
Ainsi, les MultiSprint peuvent passer du tour automatique court au tour automatique long, en moins de deux heures. La vitesse de rotation maximale est de 7 500 tr/mn. Une ou deux contre-broches peuvent être installées, avec les chariots correspondant (X, Y et Z).

Une station d’outil peut accueillir jusqu’à 28 outils et la machine dispose de 24 outils rotatifs entraînés. Les temps de cycles et d’installation sont réduits, les coûts de développement et d’intégration revus à la baisse et un degré croissant de complexité permettent l’usinage hautement productif de pièces complexes et plus longues.
En plus de l’embarreur en amont, jusqu’à deux robots peuvent être utilisés dans l’aire de travail pour l’usinage d’éléments sur mandrin.

L’un d’eux permet la rotation à 180° de la pièce. La capacité de production des Multisprint 25 et 36 équivaut à trois, voire quatre machines monobroches Sprint. Il s’agit d’une première mondiale dans le domaine du tournage multibroche car, à notre connaissance, la combinaison aussi facile des technologies poupée fixe et poupée mobile (sous brevet) n’existe pas sur multibroche.

Cette combinaison permet une flexibilité très importante, avec une productivité que ne peuvent pas atteindre les techniques de tournage monobroche, pour des pièces de complexité moyennes à forte.


Outils coupants et outillage


Lauréat : Ham France
MMP Technology (Micro Machining Process).

La filiale française du fabricant d’outils allemand Ham présentait ce qui pouvait être une révolution en préparation d’arête et polissage de surface des outils coupants en carbure monobloc. Baptisé MMP, pour Micro Machining Process, ce procédé mis au point par l’entreprise BinC Technologies fait appel à un polissage de surface mécanique, physique et catalytique.

Il intervient à la fin du process de fabrication des outils coupants, et leur confère un taux de portance proche de la perfection, en écrêtant les aspérités et comblant les creux de rugosité. Attention, il ne comble pas les défauts géométriques ou les marques d’usinage ou de meulage. Par contre, le MMP assure un état de surface proche du poli-miroir. Il en résulte une préparation des surfaces, et donc des arêtes d’outils considérés, extrêmement précise et solide.


Si de tels états de surface peuvent être déjà atteints par des traitements de surface ou des revêtements déjà existant, le procédé MMP apporte, en plus, une solidité et une acuité d’arête, qui sont souvent enlevées par les procédés existants. Ainsi, la rugosité maximale du profil descend en dessous de Rz : 0,1 ; alors qu’elle se situe habituellement à Rz 10, RZ1 avec un maximum de précautions.


Le traitement MMP permet donc une acuité d’arête profitable à sa capacité de coupe, à la durée de vie des outils. Le fabricant d’outils cite une amélioration de productivité de 10% et de durée de vie d’outils de 40%. L’accroche des revêtements PVD devrait également être nettement améliorée.

L’état de surface des pièces usinées, ainsi que l’évacuation des copeaux dans une goujure parfaitement lisse devrait également profiter de l’application généralisée de la technologie MMP sur les outils de la gamme Ham. La technologie MMP devant être appliquée à tous les outils carbure monoblocs de la gamme à partir de février 2018, il était encore trop tôt pour avoir le recul d’expérience suffisant.

Ceci étant dit, l’innovation pourrait avoir des conséquences positives encore plus importantes que celles annoncées. C’est une véritable innovation.


Équipements périphériques et automatisation


Lauréat : Precise France
Tête de fraisage trochoïdale et de perçage orbital de haute précision Orbi-Gear. Faisant partie du groupe Pracartis, la société Precise France présentait la tête de fraisage orbital Orbi-Gear.

Entièrement de conception mécanique, cette tête autonome peut être chargé en magasin d’un centre d’usinage et recevoir des outils tournants pour réaliser des opérations de fraisage trochoïdal. Son principe consiste à créer un mouvement orbital de l’outil à 300 pulsations par minute, avec une excentration maxi de 2 mm. L’outil peut tourner à la vitesse de 3 000 tr/mn.

Ainsi, que ce soit en plongée ou pour la réalisation d’une rainure, par exemple, la prise de copeau se fait de manière plus douce, avec une réduction significative des forces radiales de coupe mises en jeu, la diminution de la température sur l’arête de l’outil et l’augmentation de la durée de vie de l’outil.
Le fraisage trochoïdal est mis en œuvre pour l’usinage de matière particulièrement difficile à usiner, comme le titane, en aéronautique.

Actuellement, ce fraisage est programmé directement à partir des mouvements XYZ des machines. Sur les très grands centres utilisés dans l’aéronautique, cela génère une usure prématurée des glissières et de toute la cinématique de mouvement d’axe de machines onéreuses.

Pour ce secteur en particulier, la tête Orbi-Gear de Precise France représente une véritable avancée technologique, en facilitant la programmation des pièces, ainsi qu’en économisant à la fois sur les outils coupants et sur la durée de vie des machines. C’est une véritable innovation, ce type de tête n’existant pas à ce niveau de réalisation, de précision et de rigidité, à notre connaissance.

De nombreuses autres applications de fraisage trochoïdal vont ainsi pouvoir être imaginées désormais, de manière économique et pratique, y compris sur d’autres machines que des centres d’usinage.


Mesure et contrôle


Lauréat : Keyence
Machine de mesure 3D XM. Celle-ci permet d’effectuer des contrôles dimensionnels en atelier, et d’émettre des rapports automatiquement avec photos des pièces conformes et/ou non conformes.

La machine à mesurer tridimensionnelle XM symbolise le contrôle à l’heure de l’usine connectée. Elle met la mesure tridimensionnelle à la portée de tous les opérateurs, au pied des machines, pour une transmission immédiate des données de contrôle collectées.
Compacte, économique, simple d’utilisation, cette machine associe une sonde portable et une caméra spécifique.

Réalisée dans une structure en quartz pour assurer son insensibilité aux variations de température, la sonde embarque un stylet et est pourvue de sept émetteurs. Leur position est repérée par la caméra placée au-dessus de l’écran pour réaliser des mesures avec une précision de ±8 µm et une répétabilité de ±3 µm, sur des pièces d’un volume maxi de 300 x 250 x 150 mm.

L’opérateur vient palper les différentes cotes à mesurer, les mesures se font sans aucune contrainte, guidées à l’écran par une interface de vision à réalité augmentée.
Pour davantage de souplesse, la machine à mesurer 3D de la série XM peut gérer deux sondes portatives différemment équipées. L’opérateur pose la pièce à contrôler sur le plateau de la machine que surplombe la caméra.

Il choisit à l’écran la mesure qu’il souhaite réaliser parmi la palette de fonctions proposées (éléments, dimension géométrique et tolérance), et un didacticiel lui indique quels sont les points à palper. Il peut ainsi créer une gamme de mesure qui pourra être exploitée ultérieurement par tout autre opérateur.
Non seulement aucune expertise métrologique n’est requise, mais l’utilisateur sera, de plus, guidé par la machine durant les opérations.

Un module statistique vient compléter le logiciel, offrant aux utilisateurs la possibilité d’extraire toutes les cotes, éditer les principaux indicateurs (max, min, écarts-types, cp, cpk…), visualiser les courbes de tendances et les histogrammes de capabilité.

Plus qu’une MMT d’atelier, cette véritable innovation est une boîte à outil du contrôle-qualité pour l’atelier 4.0.


Services à l’industrie 4.0 et logiciels


Lauréat : Savoie Transmissions
Solution de maintenance assistée par réalité augmentée Mataki AR.

Reposant sur un casque de réalité augmentée, la solution permet à l’agent de maintenance un apprentissage facile (géolocalisation des organes, visualisation en 3D des situations…) et un travail parfait en ayant accès aux documentations techniques directement dans le casque. Savoie Transmission avait déjà reçu le prix de l’innovation Simodec 2016, catégorie « logiciels et services à l’industrie », pour son concept de maintenance prédictive Mataki, avec la Mataki Box.

Il avait déposé cette fois deux dossiers concernant ce même principe de maintenance prédictive, mais en entrant dans le détail des lignes de service proposées et qui ont évoluées depuis deux ans. Le premier concernait l’Internet des objets (IoT) avec le Mataki Dongle (également en compétition pour les trophées du Simodec 2018).
L’objectif vise toujours à tendre vers le zéro panne, en surveillant à distance les moteurs et tous mouvements en rotation ou déplacement linéaire.

Mataki Dongle est un capteur d’environ 5 cm placé sur le moteur ou équipement à surveiller. Entre une et 24 fois par jour, il capte les vibrations, choc, hygrométrie, pression atmosphérique, champ magnétique et niveau de batterie de l’équipement et envoie ces informations par transmission sans fil à un collecteur numérique (PC, cloud ou autre).


Un logiciel analyse ces informations et, en fonction de seuil de fonctionnement définis au préalable, envoie une alerte par SMS ou email à qui de droit sur les dépassements éventuels. Plusieurs niveaux d’alertes existent, Savoie Transmissions proposant également le service d’analyser ces alertes, de suivre le bon fonctionnement de ces équipements, de les entretenir et de répondre aux alertes le cas échéant.


La sérénité de l’utilisateur est ainsi assurée, quant à la fiabilité de ses équipements électromécaniques. Le Mataki Dongle est un prolongement par l’Internet des objets du service Mataki Box, primé en 2016. Il s’inscrit pleinement dans l’industrie 4.0, mais ce n’est plus une innovation pure, ce type d’IoT se répandant dans l’industrie à grande vitesse.

Le service proposé autour du Mataki Dongle par Savoie Transmissions est, par contre, toujours innovant.


Coup de cœur du jury


Lauréat : Expertise Vision
Machine d’inspection et de tri polyvalente Calixta. Elle s’adapte à des géométries de pièces variées, autorisant de larges possibilités de mesures (2D, 3D, aspect).

Présentée en 2016 dans sa forme actuelle, la machine de tri et d’inspection à 100% Calixta est conçue et assemblée par la société haut-savoyarde Expertise Vision. Son principe met en œuvre un système de vision mesurant les pièces dans toutes leurs dimensions géométriques et contrôle d’aspect, lorsqu’elles passent devant ce système en étant correctement positionnées sur un plateau rotatif vibrant (PVR).

Un système robotique pick & place, avec préhension par le vide, doté d’une accélération de 12 g confère à la machine Calixta une rapidité de chargement exceptionnelle. Les plateaux peuvent être fabriqués rapidement, en impression 3D, pour s’adapter aux différentes géométries de pièces à mesurer. La précision de mesure annoncée est de 0,1 µm et la répétabilité est inférieure à 0,05 µm.
Le contrôle est effectué par plusieurs caméras (jusqu’à huit) à la résolution de 30 mégapixels.

La capacité de contrôle est d’une à trois pièces par seconde et le stockage permet un fonctionnement de deux heures jusqu’à plusieurs jours de production en continu.
Pour une grande variété de pièce, avec un très fort rendement, la machine Calixta permet ainsi aux industries de grande production, comme le décolletage, de garantir la qualité de leur production à 100%.

Cela représente un atout considérable pour la compétitivité des entreprises, avec une machine compacte, dans un design original et pour un coût abordable.
Installée à Thyez (Haute-Savoie), Expertise Vision est spécialisée dans la conception, le montage et l’installation de système de contrôle par vision industrielle et la fabrication de machines de tri.

En 2010, la société fondée en 2009 par Emmanuel Bassy avait obtenu le statut de « jeune entreprise innovante » pour son « dynamisme dans la conduite de projets de recherche et développement ». En 2013, elle avait reçu également le label Mont-Blanc Excellence Industries.

Aussi, elle a été récompensée en 2018 de la « mention spéciale du jury », au salon Micronora de Besançon (à lire un peu plus loin dans ce dossier consacré aux trophées de l’année).


Machines-outils


Nominé : Index
Le tour CNC Index MS40C-8. Ce tour multibroche constituait une extension de gamme du tour multibroche à six broches MS40C-6.

Ses huit motobroches permettent d’usiner en cycles très courts des pièces à partir de la barre ou en mandrins, pièces de géométrie et conception simples jusqu’à très complexes. Il est conçu pour l’usinage à partir de barres jusqu’à 40 mm de diamètre. Les pièces en mandrins peuvent être usinées jusqu’à un diamètre maxi 80 mm.
Pour les pièces plus simples, le tour peut être utilisé en tant que tour à quatre broches double, permettant alors de diviser par deux les temps unitaires.

Pour les pièces les plus complexes, le tour peut être configuré individuellement en intégrant jusqu’à 18 chariots CNC (X/Z), des axes Y supplémentaires, ainsi que des broches synchrones pour l’usinage de face arrière et de nombreuses options supplémentaires.


Nominé : Techni-CN
Système d’embarrage sur centre d’usinage. Cette cellule permet d’augmenter la production en réduisant les temps de chargement, et ainsi de permettre à la machine de gagner en autonomie.

Elle combine l’intégration d’un ravitailleur de barres alimentant un centre d’usinage Fanuc Robodrill par un mandrin de tournage (lire Machines Production n°1031 du 24 mars 2017).


Nominé : Cazeneuve
Système Optimax V3. Son objectif : permettre le dessin à main levée ou à l’aide d’un stylet de toutes formes de pièces avant usinage sur un large écran tactile.

Ainsi, le constructeur français Cazeneuve propose l’installation d’une interface homme-machine, qui est un système de dessin sous assistance numérique, « simplifiant à l’extrême la programmation ».


Outils coupants


Nominé : Sugino
Ebavurage à compensation radiale. Le principe du galetage est de créer une finition miroir de la surface usinée, par déformation plastique de la matière comprimée au passage d’un galet.

Le fabricant japonais Sugino proposait son principe d’amélioration de cette technologie vieille de 40 ans par la présentation d’un brunissoir ajustable au diamètre de l’alésage à galeter. L’outil Superoll Mac embarque un mécanisme d’ajustement automatique, son diamètre se rétrécissant automatiquement par rapport au diamètre réglé, dans une plage maximale de 0,2 mm.


Nominé : Dormer Pramet
Fraises polyvalentes à plaquettes réversibles.

Dormer Pramet présentait une gamme économique de fraises et de plaquettes à grande avance pour l’usinage productif d’une multitude de matériaux. Les fraises SBN10 polyvalentes conviennent pour le copiage, le ramping, l’interpolation hélicoïdale, le rainurage et le tréflage.

« La forme unique de leur poche leur permet également de porter des plaquettes pour le fraisage d’épaulement et le surfaçage, d’où une solution complète, notamment pour les moules et matrices, depuis l’ébauche jusqu’à la finition », soulignait le fabricant, dans son dossier remis aux membres du jury. Elles se déclinent dans une gamme étendue de diamètres de 16 à 42 mm, avec différents types de fraises (à queue, modulaires et à alésage).


Afin d’accompagner cette nouveauté, Dormer Pramet a introduit un assortiment de plaquettes BNGX10 pour l’ébauche à grande avance. La plaquette réversible brevetée comporte quatre arêtes de coupe et constitue une option économique et polyvalente. « Son design est idéal pour l’ébauche à grande avance, même avec un grand porte-à-faux, et elle est compatible avec trois géométries couvrant la plupart des matières usinées », soulignait Dormer Pramat.

La géométrie M convient pour les aciers et les fontes, la géométrie MM est destinée aux aciers à faible taux de carbone, aux aciers inoxydables et aux superalliages, tandis que la géométrie HM est utilisable pour l’acier trempé.
A noter qu’une nouvelle gamme de plaquettes Pramet ANHX10 assure désormais les opérations de finition pour le fraisage d’épaulement et le surfaçage.

« La plaquette non réversible comporte deux arêtes de coupe et une géométrie positive adaptée aux longs porte-à-faux, pour moins de vibrations et de bruit », décrit le fabricant.


Équipements périphériques et automatisation


Nominé : Erric
Introducteur de barre sur embarreur pour tour multibroche. Il permet la suppression de l’introducteur de barre multibroche lui-même.

La création d’un nouveau système de réglage des diamètres de barres offre, en outre, un fort gain de temps sur les changements de séries et sur l’occupation du régleur. De plus, la société proposait également une autre innovation avec la création d’un nouveau système de réglage des diamètres des barres tout automatique, intégrant un recentreur de barre pour une meilleure tenue de la barre entre l’introducteur et le tour.


Nominé : Centagora
Système optique Inside Vision.

Concepteur et fabricant d’équipements spéciaux pour la machinerie et l’horlogerie, la société suisse Centagora proposait un système de réglage d’outil original pour tours de décolletage. Destiné à optimiser le temps de réglage pour tous les types de décolleteuses, ce système de réglage fait appel à un appareil de vision que l’opérateur doit serrer dans la broche de reprise du tour, ou sur le bonnet de pince pour ne pas dérégler la broche.

Relié à une interface software dédiée, ce système de visée optique permet une utilisation à la fois simple et intuitive. La notion de sécurité est ainsi très présente dans cette innovation, dans la mesure où le décolleteur n’a plus à se pencher dans la machine pour effectuer les réglages.


Nominé : Schunk
Pince industrielle collaborative Co-Act EGP-C.

Présentée pour sa première mondiale par le constructeur allemand Schunk aux trophées du Simodec, la pince Co-Act EGP-C a été développée afin de pouvoir être mise en œuvre pour un travail en collaboration avec l’Homme, sans danger pour celui-ci. Elle est équipée d’un capot de protection aux angles arrondis et une limitation de courant pour ne causer aucune blessure à l’opérateur. Un éclairage LED informe de son état de fonctionnement.

Des modules de programmation sont prévus pour tous types de robots et des interfaces sont déjà prêtes pour les robots collaboratifs Fanuc, Kuka et Universal Robots. La pince pèse 800 grammes, possède une force de serrage de 140 Newton et peut manipuler des pièces de 700 grammes, avec un débattement des doigts de 6 mm.


Cette innovation s’inscrit dans l’industrie du futur en mettant la sécurité au centre du dispositif, pour aider les opérateurs dans leur travail de manipulation et montage de pièces mécaniques. Elle permet aux intégrateurs robotiques d’assurer la sécurité humaine sur l’ensemble de la fonction robotique. La robotique collaborative est un secteur d’avenir qui se développe très rapidement depuis quelques années.

Cette nouvelle pince respecte la norme ISO/TS 15066 et a été approuvée par l’organisme DGUV des assurances allemandes des accidents du travail et des maladies professionnelles.
La marque allemande figure parmi les leaders mondiaux en technique de serrage et systèmes de préhension.

Elle est active dans des secteurs aussi variés que la construction de machines, la robotique, l’automatisation, mais dans l’automobile.


Services à l’industrie 4.0 et logiciels


Nominé : Hudry Jallut
Outil de supervision sans fil Smart Monitor.

Destinée aux machines et postes de travail, cette innovation vise à apporter une meilleure visibilité de l’état des moyens de production, une aide à la décision, l’archivage et l’analyse des données, le tout associé à un faible coût d’acquisition et d’utilisation. Le principe ? Des éléments radio esclaves sont intégrés dans des colonnes lumineuses Andon, de Werma (marque que distribue Hudry Jallut), positionnées sur des machines ou des postes de travail.

Un élément radio maître collecte les différents états des machines ou des postes de travail (via la colonne lumineuse), et les stocke dans une base de données. Le logiciel retranscrit les données récoltées à travers l’interface graphique du logiciel WIN, permettant la visualisation des états des machines et des analyses des évènements et de la productivité.
Le système est composé d’un récepteur (WIN Master) et d’un émetteur (WIN Slave).

Le premier collecte les données des machines envoyés par les émetteurs WIN Slave (jusqu’à 50 WIN Slave), puis transfère et stocke les données dans une base de données Microsoft SQL.

Tandis que le second collecte les données de la machine ou du poste de travail, pour les transmettre au récepteur (WIN Master), dont le répéteur de signal radio permet d’éteindre une portée de transmission jusqu’à 900 m, indiquait Werma, dans un document remis aux membres du jury.


Nominé : Quasar Solutions
Connecteur pour le milieu de l’usinage. L’innovation permet de connecter le module SPC de la suite logicielle Quasar au système Usitronic développé par le Cetim-Ctdec.

Ce contrôle repose sur la création de gammes de contrôle constituées de caractéristiques dimensionnelles ou attributives, décrivait l’éditeur, dans son dossier de candidature aux Trophées de l’innovation du Simodec. La fonction SPC est progressive selon l’avancement des démarches qualité ou selon les exigences des clients. Cela peut aller d’une simple prise de mesure pour assurer une traçabilité jusqu’à la détection en temps réel de dérives SPC.

Et de citer de nombreux bénéfices, comme accélérer les démarches d’amélioration continue de la qualité en production, remplacer la détection par la prévention des défauts, suivre en temps réel les dérives des procédés de fabrication, garantir la traçabilité de la qualité en production et motiver le personnel de production avec un suivi d’indicateurs pertinents.


Nominé : Astree Software
Module AquiGUIDE du logiciel MES AquiWEB.

Ce module fait partie intégrante de la suite logicielle MES AquiWEB, qui permet d’assurer le suivi de la production avec lien ERP ou PLM, digitalisation des opérations de production, de maintenance, de qualité et suivi des performances énergétiques. Dans ce cadre, il est un véritable outil de guidage et d’assistance pour les acteurs de terrain, comme les opérateurs de production ou les équipes de maintenance.

Ce module permet de définir par paramétrage des modes opératoires et d’en suivre le déroulement interactif. Chaque étape permet à l’opérateur d’afficher des instructions dynamiques (propriétés d’un ordre de fabrication, d’un produit, d’une valeur saisie en amont…) et des instructions visuelles (image, PDF, vidéo). En fonction des saisies, le système peut lancer des étapes alternatives ou à réexécuter. Les modes opératoires sont entièrement paramétrables.

Le module AquiGUIDE devient ainsi un assistant garantissant le bon déroulement de chaque phase de production, la remontée et la conservation de l’information d’événements, les solutions adoptées pour y remédier.
Avec un taux de croissance annuelle de plus de 43% (entre 2013 et 2016), l’éditeur implanté dans la Loire a fait son entrée au palmarès des « Champions de la croissance 2018 » du quotidien économique Les Echos, qui classe les 500 entreprises françaises les plus performantes, parmi une liste de 10 000 sociétés réalisant une forte croissance organique. Ainsi, Astrée Software s’est classé à la première place des éditeurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes.


Mesures et contrôles


Nominé : Qualisco
Robot « ibg ». Il permet le contrôle non destructif, la détection des fissures, la détection des brûlures de rectification, pour des pièces de révolution et des surfaces planes, grâce à sa sonde différentielle de contrôle à courants de Foucault. Le bras du robot ayant une double fonction : manipulation des pièces et scanning de la zone à contrôler avec sa sonde embarquée. De plus, l’utilisation couplée d’un mandrin et de la sonde tournante Eddyscan donne la possibilité de contrôler, au choix, des pièces de révolution ou des surface planes, notait Qualisco, dans une description remise aux membres du jury.


Nominé : Mitutoyo
Machine motorisée par analyse d’images Quick Image. Il s’agit d’une variante équipée d’une table motorisée. Ce système de mesure par analyse d’image 2D en atelier ne nécessite aucune formation pointue pour réaliser des mesures. « Quelques secondes suffisent pour mesurer avec exactitude et de manière répétable une ou plusieurs pièces, même de grandes dimensions grâce au champ de vision du Quick Image », argumentait Mitutoyo, dans un document remis au jury du Simodec. Ceci grâce au logiciel QIPAK, qui permet « d’un simple clic de souris » de lancer la reconnaissance automatique de la pièce installée sur la table de mesure et d’effectuer l’alignement et la mesure de toutes les caractéristiques qui se trouvent dans le champ de vision.


Nominé : EMCI
Système de mesure OptiFive. Doté d’une sphère de calibration, d’une platine de mesure, de trois palpeurs numériques et d’une interface tactile connectée en Bluetooth, ce dispositif permet la configuration de l’ensemble des machines 5 axes, quelles que soient leur cinématique ou leurs commandes numériques. « Avec le logiciel Optifive, vous configurez le type de cinématique de la machine et les courses des axes circulaires », décrivait EMCI, dans le dossier transmis aux membres du jury. Ainsi, le logiciel va générer le programme de déplacement des axes qui doit être chargé dans la commande numérique, tandis que l’acquisition des données s’exécute automatiquement et les nouveaux paramètres du point pivot sont calculés, avant qu’ils ne soient ensuite modifiés dans la commande numérique. « L’utilisation est simple, assure EMCI, qui est implantée à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Le système Optifive peut être utilisé par l’opérateur de la machine de façon préventive, ou avant chaque usinage de pièces à forte valeur ajoutée. » Ainsi, Optifive permet de diminuer le temps de contrôle, mesurer le point pivot, calculer les nouvelles valeurs et mesurer la précision de la machine, résumait EMCI,
EMCI est spécialisée dans la mesure, la calibration par interféromètre laser, le diagnostic par jauge Ballbar et la vérification géométrique de machines-outils. Fondée en 1995, l’entreprise était, au départ, basée en région parisienne, avant de déménager en 2002 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), pour être positionnée au centre de la France.

AUTRES ARTICLES À PROPOS DE CETTE SOCIÉTÉ

Publicité

Référencez votre société

  • La faire apparaître sur le site et dans les résultats de recherche
  • Publier votre contenu gratuitement
  • Permettre aux internautes de vous contacter par email et téléphone
  • Suivre les demandes des mécanautes dans votre espace

La revue

la fabrication,
depuis la conception
jusqu'au produit fini

  • Abonnement
    Support papier
    150€TTC/an
    format numérique inclus
  • Abonnement
    Support numérique
    150€TTC/an
    format papier sur demande