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Le robot, meilleur ami de l'industrie

30.01.2015
KUKA AUTOMATISME ROBOTIQUE - Le robot, meilleur ami de l'industrie

L'industrie française a nettement décliné durant les vingt dernières années, c'est un fait. Mais le potentiel des entreprises existantes, le savoir-faire de ses professionnels, l'innovation et l'exportation constituent des leviers toujours puissants pour retrouver cette place perdue. Encore faut-il investir et doper le taux d'utilisation des moyens de production. La robotisation est le meilleur moyen de le faire, comme le démontrait cette conférence des lundis de la mécanique.

Désormais alliés, CETIM et CT Dec ont tenu une conférence conjointe en novembre à propos de la nécessité de robotiser pour les entreprises de mécanique. Toutes sont concernées, qu'il s'agisse de robotiser les productions en grandes séries ou les fabrications en petites séries ou unitaires. Les moyens existent, sont fiables, conviviaux et le prix moyen des robots a été divisé par quatre en dix ans.

Les aides sont multiples, allant du programme Robostart PME jusqu'à la possibilité d'amortir fiscalement les robots sur deux ans. Dans ses éditions 984 et 986, la revue Machines Production a publié une méthode sûre pour intégrer la robotique dans une entreprise.

En suivant certaines règles, cette intégration permet une augmentation du taux de rendement synthétique des machines-outils très importante, un facteur de 5 étant cité couramment par les entrepreneurs ayant réalisé de tels projets. Un constat accablant pour l'industrie française Tout d'abord, les industriels français et leurs partenaires sociaux portent la responsabilité du changement nécessaire pour dynamiser leur secteur.

Les PMI-PME en particulier sont sous-équipées en robots, représentant seulement 5 % du parc robotique français pour les entreprises de moins de 50 personnes, 12 % pour celles entre 50 et 300, 17 % de 300 à 1 000, les entreprises de plus de 1 000 personnes pesant pour 66 % de ce parc. Ce retard est patent par rapport à nos voisins allemands, italiens, suédois, belges et même espagnols, qui affichent une moyenne respective de 163, 126, 124, 89 et 84 robots pour 10 000 employés.

En 2006, le parc de robot allemands était de 145 000, de 65 000 en Italie contre seulement 33 000 en France. Et l'écart n'a cessé de se creuser depuis. " Nous équipons nos ateliers de 4 000 robots par an, lorsque nos voisins italiens et allemands en intègrent respectivement 6 500 et 16 000 par an, " rappelait récemment Hervé Novelli, secrétaire d'état chargé des entreprises et du commerce extérieur.

Des préjugés aussi erronés que tenaces subsistent encore dans certaines entreprises, comme la menace que ferait peser les robots sur l'emploi, alors que l'industrie allemande, notamment, prouve exactement le contraire. La difficulté de remettre en cause ses méthodes de travail, le scepticisme des dirigeants et le conservatisme inhérent à la culture technique française constituent également des freins au développement de la robotisation des moyens de production.

Le gouvernement porte aussi sa part de responsabilité, en ne donnant pas des directives claires à l'inspection du travail qui applique les normes ISO 10218-1, 10218-2 et 11 161-A1 - concernant respectivement les robots industriels, îlots robotisés et systèmes de fabrication intégrés - de manière beaucoup plus stricte que chez nos voisins.

Mais, face à ce constat, les possibilités de développement de la robotique sont, finalement, plus importantes en France qu'ailleurs. Les acteurs méthodes et moyens existent pour réussir Familiers de l'automatisation et des objets connectés, les nouvelles générations d'entrepreneurs, d'ingénieurs et de professionnels constituent le premier espoir d'une évolution de l'industrie vers plus d'automatisation de la fabrication, y compris et surtout dans les PMI-PME.

La synergie des compétences des centres techniques CETIM et CT-Dec, la fiabilité et la facilité de conduite proposées par les constructeurs de robots, la compétence croissante des intégrateurs apportent la sécurité nécessaire à une mise en place sûre de la robotique.

Il convient naturellement de bien analyser les risques, de mettre en place les solutions techniques, de tester les solutions, de documenter et d'informer les utilisateurs dans le respect des obligations de chacun des acteurs de la mise en place d'une solution robotisée. Les méthodes existent pour cela. Les centres techniques et les intégrateurs en connaissent les tenants et aboutissants. Côté moyens, les aides à l'investissement n'ont jamais été aussi nombreux en France.

Le programme Robot Start PME apporte l'aide financière, le conseil et l'accompagnement technique pour intégrer un premier robot dans une PMI-PME. Cette opération d'envergure nationale devrait toucher près de 250 PME sur 2,5?ans.

L'accompagnement et le conseil concernent le diagnostic pour le choix de l'application et pour définir les besoins et contraintes, l'aide à la consultation et au choix de l'intégrateur, une évaluation technico-économique du projet, la préparation en interne de l'intégration de la cellule robotisée. Un premier financement de 10 % du projet, limité à 20 kÇ, est possible et certaines régions abondent à celui-ci.

L'amortissement en deux ans des robots, permis jusqu'à fin 2015, contribue également au financement d'un projet robotique, par les économies d'impôts induites.

Enfin, et c'est le but principal, la robotisation des moyens de production apporte de nouveaux marchés en faisant baisser les taux horaires par une meilleure exploitation des moyens de production, tout en fiabilisant la qualité de production. Les atouts actuels de la robotique pour les PME-PMI La technologie des robots et le savoir-faire des intégrateurs sont aujourd'hui à même de répondre aux réticences des petites et moyennes entreprises.

Adaptés aux petites séries des PME, les robots se mettent en oeuvre simplement et se configurent facilement selon les changements de production. Moins chers qu'avant et plus rapidement rentables, les robots affichent une durée moyenne de retour sur investissement inférieure à deux ans au sein des PME. Les rendant faciles à intégrer, les professionnels de la robotisation accompagnent de A à Z les entreprises en trouvant des solutions adaptées aux besoins spécifiques.

Après une semaine de formation, un opérateur est capable de conduire une cellule de production. Les robots sont simples d'entretien et leurs pièces se trouvent et se remplacent sans difficulté. Ils s'adaptent à des tâches différentes tout au long de leur vie, par le changement de leurs équipements périphériques et leur reprogrammation. Sur tous les salons industriels, la présence de robots industriels et les animations accompagnant ces expositions démontrent ces faits.

Pour ceux qui ne l'ont encore pas fait, le saut technologique vers la robotique devient plus qu'une nécessité, c'est une obligation.

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