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Le bois, nouvel habillage de la montre de luxe

31.10.2019
KAURI WATCHES - Le bois, nouvel habillage de la montre de luxe

Un nouveau créateur de montres est né. Il s’appelle Samuel Gillioz et a conçu un garde-temps aux boîtiers personnalisables selon quatre essences de bois précieux ou semi-précieux. Découverte.

Le tout premier prototype remonte à l’année 2013. Et la première vente a eu lieu le 20 juin 2019, lors d’une soirée de présentation organisée à Carouge, un quartier près de Genève. Ainsi, une nouvelle marque horlogère est née sous le nom original de Kauri, prononcé Kaori, dont le logo laisse deviner à la fois la lettre K et A.
Samuel Gillioz, 32 ans, est le créateur d’une montre haut de gamme en… bois.

Haut de gamme parce que le défi était de construire une montre automatique suisse à partir de ce matériau et qui soit à la fois « étanche, réparable, et qu’elle puisse durer dans le temps ». Pour atteindre cet objectif, le boîtier est un assemblage de bois et d’acier inoxydable 316L, « de manière à ce que le bracelet ne soit pas fixé sur le bois mais sur le métal ».

Et d’ajouter : « En fait, le bois va servir d’habillage du boîtier. » Mais aussi parce qu’il s’agissait d’associer « deux matériaux aux caractéristiques propres et complémentaires : la chaleur du bois vient habiller l’acier, plus froid, pour trouver au cœur la mécanique horlogère », décrit-il.


Polissage à la main


C’est dans son atelier de Gland, à 30 km de Genève, que cet ancien élève de l’école d’horlogerie genevoise réalise l’assemblage et l’habillage bois, d’abord usiné puis minutieusement poli à la main. « Je commence au grain 600 pour finir au 2000 », dit-il. Ensuite, le bois est traité, passant successivement dans six bains contenant un mélange d’alcool et d’huile naturelle. Toutes les pièces métalliques sont confiées à un sous-traitant de La Chaux-de-Fonds, comme les inserts de bracelets, la couronne, bague et le cadran à index. Le mouvement mécanique type squelette, c’est-à-dire qu’il apparaît par transparence dans le cadran, est fourni par Soprod, dont la masse est personnalisée de manière à faire apparaître le logo de la marque Kauri.
Le boîtier de la montre est de forme hexagonale, présentant des facettes à 45°, lui donnant un aspect moderne, mais aussi pour faire davantage ressortir le veinage du bois.
Mais pourquoi avoir voulu concevoir une montre en bois ? Pour avoir une partie de la réponse, il faut remonter à l’enfance de Samuel Gillioz. Un père qui occupait ses temps de loisir à travailler le bois sur des machines de menuiserie, avec lesquelles il rénovait un chalet de montagne. Et un grand-oncle, à Fribourg, qui lui, était sculpteur sur bois. « J’en ai gardé pleins de souvenirs d’enfance. Du coup, le bois c’est quelque chose qui me parle », glisse-t-il. Employé dans une grande manufacture horlogère genevoise, Samuel Gillioz démissionne pour réaliser avec son amie Emelyne un tour de monde. « J’étais comme poursuivi par le bois, se souvient-il. Par exemple, en Nouvelle Zélande, c’est dans ce pays que j’ai découvert l’existence du Kauri. Un bois qui est enterré, tombé il y a plus de 30 000 ans, et qui a été conservé intact, car il était enfoui dans un milieu acide de tourbe, ce qui l’a préservé. Du coup ce n’est pas un bois fossilisé. » Ce sera alors l’une des quatre essences de bois qui habille les montres de Samuel Gillioz.


« Chaque montre unique »


Pour le jeune horloger, le bois permet de rendre « chaque montre unique ». Et d’expliquer : « Considéré comme l’un des matériaux les plus nobles du monde, chaque morceau possède ses propres caractéristiques, selon la disposition des veines qui n’est jamais la même. » Le bois possède également « sa propre identité, façonnée par la vie et les conditions sur terre dont elle renferme les secrets. C’est une matière qui a évolué dans certains cas des milliers d’années et qui continue d’évoluer au poignet de son porteur ».
Quatre essences de bois ont donc été sélectionnées par M. Gillioz « pour leurs caractéristiques intrinsèques ». Il s’agit du Broussin de Bruyère, un bois utilisé pour concevoir les pipes à fumer, qui possède « un veinage ‘‘flamme’’ très esthétique ». L’Ébène de Macassar, « bois précieux par excellence », il « apporte une élégance naturelle à la montre grâce à sa couleur noire ». Le Bois de violette a été choisi pour ses « nervures bien dessinées ». Et enfin le Kauri, qui a donné son nom à cette nouvelle marque horlogère, « un bois passionnant du fait de son ancienneté ».
Après une première édition de cinquante exemplaires, Samuel Gillioz réfléchit déjà à un modèle féminin.

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