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VCN Industries, le décolletage moderne

30.10.2018
HORN SAS - VCN Industries, le décolletage moderne

En construisant une usine moderne, et s’entourant de fournisseurs devenus de véritables partenaires industriels comme Horn, le décolleteur périgourdin a su se développer, même loin de la vallée du décolletage, en Haute-Savoie.


C’est dans une ancienne cave agricole de 80 m², mise à disposition par la mairie de Sigoulès (Dordogne), que VCN Industries fabriqua, en 2003, ses premières pièces de décolletage, avec un tour Citizen L20.
Et pourtant, Jean-Michel Vacher, 52 ans, et son épouse Nathalie ont bien voulu quitter le berceau du décolletage, en Haute-Savoie, pour rejoindre les terres de ses grands-parents (paternels et maternels).

2000, année de la crise de la connectique, et Jean-Michel se retrouve au chômage partiel, régleur chez un décolleteur de Marnaz, dans la vallée de l’Arve. Une situation qu’il transforme en opportunité. « Je commençais à m’ennuyer dans mon travail, ne voyant plus aucune évolution interne. » Alors pourquoi ne pas se mettre à son compte ? « J’avais l’expérience, l’envie, un bien immobilier. » Il décide de ne pas s’implanter dans ce haut lieu du décolletage, préférant s’en éloigner.

La concentration de décolleteurs y était trop forte, à ses yeux.
Située à 15 km au sud de Bergerac, le moteur de VCN Industries tourne à plein régime, et, dès 2006, la PME s’implante dans la nouvelle ZAE du Roc-de-la-Peyre, en louant un bâtiment de 500 m². Elle continue d’y produire des pièces pour le médical et l’aéronautique, entre autres. Mais l’année 2007 sera marquée par un incendie, qui ravagera tout l’atelier, le 1er septembre.

Un outil coupant ébréché ayant produit un échauffement supérieur au point éclair de l’huile (160°C). Quatre mois sans activité, mais « heureusement, on a pu sauver le stock et ça m’a permis de livrer tous les clients, sans qu’ils sentent réellement les effets du sinistre », se souvient M. Vacher.


Une usine à l’image des salariés


L’activité se porte bien.

Jean-Michel et son épouse Nathalie font le choix de bâtir leur propre bâtiment, ou plutôt celui de leurs salariés. « Nous voulions qu’il soit à l’image de notre personnel et de la qualité des pièces qu’ils produisent. » Sur un terrain de 1,3 hectare, dans la même zone de Roc-de-la-Peyre, la nouvelle structure de 2 400 m², dont 1 200 m² d’atelier, est érigée entre mars et décembre 2017.

Au bord d’un champ de vignes du Bergeracois, sa façade est un mélange de pierre blanche du Périgord et de (faux) bois, rappelant les anciens séchoirs à tabac de la région. Et beaucoup de baies vitrées. « Je ne voulais pas de fenêtres d’atelier à trois mètres de haut. Je voulais que les salariés soient bien dans leur environnement de travail. » Pas moins de 32 corps de métier différents sont intervenus dans la construction.

Il faut reconnaître que dès que l’on pénètre sur le site, l’architecture nous laisse imaginer qu’ici on doit plutôt produire des pièces d’orfèvrerie. « Je souhaitais changer l’image de la mécanique où les jeunes ne s’y retrouvent pas, dans ces ateliers sombres, éclairés de néons jaunes, avec ces odeurs et ces sols en béton noircis par l’huile imbibée.

Pour moi, il n’était pas question de produire des pièces de précision dans un environnement de travail qui ne serait pas en adéquation avec la qualité de notre production », explique M. Vacher.
Et c’est cette usine moderne qui est sortie de terre. Par exemple, un système d’aspiration de brouillard d’huile centralisé et un dispositif de refroidissement adiabatique de chez AER, a été installé. « Ainsi, toutes les secondes, l’air est renouvelé.

Quand vous entrez dans l’atelier, il n’y a pas une odeur d’huile. On arrive à pulser 100 000 m3/h, quand on aspire 80 000 m3/h. En fait, le bâtiment est en surpression permanente », décrit Jean-Michel Vacher. Un sol en résine blanc, trop salissant ? Au contraire, répond-t-il. « La moindre trace d’huile devient visible et vite nettoyée. »


Appui technique des fournisseurs


Avec les fournisseurs aussi, l’exigence est là.

« Il faut qu’ils s’engagent avec nous, en nous aidant à résoudre nos problématiques. Aujourd’hui, nous sommes parvenus à nous entourer de partenaires fiables et compétents », reconnaît le décolleteur. Comme c’est le cas, avec le fabricant allemand d’outils coupants Horn. « Didier Ortega (le codirigeant de la filiale française, Ndlr), a su s’entourer de compétences. Quand Denis Ertlé (technico-commercial, Ndlr) vient nous voir, ce n’est pas que pour nous vendre un outil.

Il nous amène un savoir, car son regard de technicien est toujours pertinent. On sait qu’il ne va pas nous raconter la messe », affirme M. Vacher. Ce dernier dit avoir besoin « de plus en plus d’appui technique de la part de nos fournisseurs. Si on connaît très bien les pièces que nous fabriquons, eux connaissent parfaitement leur produit, et c’est cette synergie qui est au cœur de nos relations avec les fournisseurs ».


« Grâce à ce relationnel, nous arrivons à mieux connaître le travail et les difficultés de nos clients, de manière à être en mesure d’amener des solutions pour faire des gains de production. C’est un partenariat complet », enchaîne Didier Ortega.
Jean-Michel Vacher va même jusqu’à reconnaître ne pas aimer sentir le rapport d’argent qu’il pourrait avoir entre lui et ses fournisseurs.

« Je sais qu’on pèse peu chez Horn, mais on est quand même écouté », glisse-t-il.


L’outil monocristallin Horn


Dans l’atelier, dont le parc est composé de treize Tornos EvoDeco 16 et 32, les outils du carburier allemand vont de la gamme Supermini (tournage, tronçonnage, etc.) aux outils spéciaux, notamment pour répondre à des problèmes de dimensionnement.

L’utilisation d’un outil monocristallin a été particulièrement apprécié parmi les dix régleurs (sur 25 salariés, dont la moyenne d’âge n’est que de 28 ans !).
« Cet outil nous a permis de supprimer une opération de polissage, se souvient Jean-Michel Vacher. Nous avions un état de surface fonctionnelle sur une pièce en aluminium, que nous avions du mal à tenir. Il fallait passer par un polissage et pour corser le tout, sa surface était concave.

Seulement voilà, même après polissage, nous avons eu des retours client. Du coup, Horn nous a amené une solution en fabricant un outil monocristallin de tournage, de la gamme Supermini, mais spécifique à cette pièce. » « Nous lui avons conçu un seul outil, et qui est toujours en utilisation chez VCN », précise Denis Ertlé.
Enfin, un bon partenariat ne le serait pas tout à fait sans un bon service après-vente.

« On dit souvent que le technico-commercial vend la première machine et c’est le SAV qui vend la deuxième », rappelle M. Vacher, qui pourrait appliquer la même formule pour ses outils coupants. Alors même à plus de 600 km de la vallée de l’Arve, où tous les fournisseurs se sont rapprochés des usines, le décolleteur bergeracois ne le voit pas pour autant comme un caillou dans la chaussure. « Avec Horn, je suis livré dès le lendemain d’une commande », se félicite-t-il.

Même dans un Périgord pourpre, où l’activité viticole est reine, le savoir-faire du décolletage a su y inscrire ses lettres de noblesses. A Sigoulès, elles sont constituées de trois initiales : VCN.

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