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Les bons conseils pour réussir dans l’impression 3D

04.10.2018
HALBRONN SAS - Les bons conseils pour réussir dans l’impression 3D

Maxime Hugues a fondé son entreprise de production de pièces en fabrication additive métal. A la fois passionné et expert de cette technologie, il délivre ses conseils pour se lancer sur ce marché en passe d’exploser.


Maxime Hugues a créé à Saint-Omer (Pas-de-Calais) voilà tout juste trois ans, 3D-MetalPrint, une entreprise spécialisée dans la fabrication additive métallique. Le 6 juin dernier, lors du salon 3D Print de Lyon, c’est sur le stand Halbronn 3D additive manufacturing, l’un des premiers importateurs de machines-outils en France, qu’il expliquait comment exploiter au mieux une machine de fabrication additive.

3D Systems Leuven lui a fourni la machine, qui a permis à ce jeune entrepreneur de se lancer sur ce marché de la sous-traitance de pièces construites en 3D. En l’occurrence une imprimante ProX DMP 320, une machine d’impression directe en métal (DMP).
« Il existe une diversité d’applications monstrueuse », dit-il au micro, devant plusieurs dizaines de visiteurs du salon venus assister à sa conférence.

Si la fabrication additive métallique offre « une liberté géométrique extraordinaire », il faut quand même avoir en tête que l’on n’échappe pas à certaines contraintes techniques et de design.


Tensions de la matière


Et de souligner que le savoir-faire est primordial, car « c’est un cocktail explosif qui vous attend », prévient Maxime Hugues.

C’est d’abord une technologie « lente et coûteuse », avec laquelle durant la construction d’une pièce des phénomènes thermiques, tensions de la matière notamment, sont « difficiles à anticiper ».

Aussi, le temps d’engineering peut être long : « Sur certaines pièces, il peut m’arriver de passer douze heures en ingénierie avant de passer à la production, qu’il s’agisse de la typologie de la pièce comme de son support », affirme cet ancien salarié de LayerWise.
Maxime Hugues rappelle à son auditoire qu’un paramètre à ne pas négliger est le temps de préparation de la machine.

« La matière est coûteuse et les structures de support sont difficiles à enlever et la finition des surfaces supportées est importante », enchaîne-t-il. Tout comme il ne faut surtout pas oublier les post-traitements.


Optimiser le temps laser


Mais l’expérience permet d’éviter les erreurs et de trouver les bons compromis à tout niveau, dit-il.

Pour le fondateur de 3D-MetalPrint, chercher à mieux comprendre au quotidien la technologie est indispensable.
La première question que s’est posée Maxime Hugues était de savoir ce qu’il pourrait produire sur une telle machine qui puisse générer de la valeur ajoutée. « Les pièces fabriquées doivent toucher uniquement des applications qui ont un sens », prévient-il.

Et d’ajouter qu’il est « extrêmement crucial de chercher à fabriquer des géométries complexes ».
Pour M. Hugues, « ce n’est pas une machine que j’ai achetée, mais une chaîne optique avec un laser de 500 watts. C’est mon outil de travail, c’est ma fraise d’usinage qui mesure 45 microns, le diamètre du spot laser, relève-t-il devant les visiteurs du salon 3D Print, séduits par la sincérité et la passion de l’orateur. Donc, à moi d’exploiter ce spot de manière intelligente.

L’optimisation du temps laser est fondamental. »


« Privilégiez l’axe Z dans le design »


Ce jeune spécialiste de l’additif métal délivre de nouveaux conseils.

« Privilégiez l’axe Z dans le design, car vous allez gagner du temps en finition, en consommation machine et minimiser votre support. » Il préconise aussi de calculer la taille optimale des lots de pièces, pour réduire les temps morts et optimiser les temps d’utilisation de la machine. « Le temps machine est globalement proportionnel au volume de la pièce et indépendamment du matériau », rappelle-t-il, soulignant que le rapport surface/volume est un « excellent indicateur ».

Autre recommandation : « Il faut s’approcher de l’échelle du laser dans l’épaisseur de parois de votre pièce. C’est fondamental pour générer de la valeur ajoutée. »
Quant aux matériaux, Maxime Hugues recommande de travailler avec ceux aux propriétés supérieures, tels que le titane, l’Inconel et toutes les poudres de métaux dits exotiques.
Enfin, pour celui qui souhaiterait se lancer à son propre compte, le choix de la machine est fondamental, selon M. Hugues.

« Ma machine, c’est le coût principal de mon entreprise », commente-t-il, depuis le stand Halbronn. Pour lui, c’est le temps de déposition de couche qu’il faut regarder avant d’investir dans un modèle, et pas le nombre de laser. Et de souligner que la conservation de la qualité de la poudre est cruciale : « J’ai 30 000 euros de titane dans ma DMP 320. » Enfin, Maxime Hugues conseille le refroidissement actif des optiques par eau.

Ne l’oublions pas : le jeune entrepreneur n’a pas acquis une machine mais bien une chaîne optique.

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