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Decip revendeur national des solutions d’impression 3D HP

29.11.2017
DECIP MACHINES OUTILS - Decip revendeur national des solutions d’impression 3D HP

Depuis novembre, le distributeur des machines-outils, implanté en Haute-Savoie, est l’un des quatre partenaires accrédités par Hewlett-Packard, pour revendre, sur le territoire français, les imprimantes 3D Multi Jet Fusion.

Alors que Hewlett-Packard a choisi de se développer dans l’impression 3D, en dévoilant sa première solution en 2016, il compte intensifier ses efforts en créant un réseau de quatre revendeurs pour distribuer, sur le territoire national, ses premiers modèles d’imprimantes Multi Jet Fusion 3200 et 4200. Parmi eux, le Haut-Savoyard Decip Machines-Outils.

Depuis ce 2 novembre, l’entreprise familiale, fondée en 1979, spécialisée dans la distribution de solutions d’usinage, a créé une nouvelle entité, Decip 3D, composée de deux commerciaux, un ingénieur d’application et deux techniciens. En France, tout s’est accéléré dès le printemps 2017, avec deux premiers revendeurs. Puis, en octobre, deux nouveaux partenaires ont été accrédités par HP France, dont le siège se trouve à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).


En choisissant un partenaire venant de la machine-outil, le géant américain compte offrir ses solutions d’impression 3D à une clientèle la plus large possible.

Si, sur le marché existant, « nous souhaitons prendre une part de manière très rapide, en s’appuyant sur des acteurs traditionnels de l’impression 3D, nous voulons aussi aller couvrir le terrain de l’usinage et de l’injection plastique », affirme Pierre-Victor Sabatier, responsable distribution HP France pour les solutions d’impression 3D. Et d’ajouter : « Mais pour avoir la bonne approche, le bon discours chez ces clients-là, il nous fallait des revendeurs qui opèrent dans cet univers-là.

Voilà pourquoi nous avons choisi Decip. » Pour M. Sabatier, il existe des pièces, notamment en aluminium, qui pourraient être aujourd’hui produites en impression 3D, « avec de bons thermoplastiques ».
L’efficacité d’une telle technologie ne repose pas, pour l’instant, sur des productions de grandes séries. En revanche, sur des séries de 5 000, 10 000, voire plus de 50 000, « cela va devenir plus rentable de le faire en 3D », assure Pierre-Victor Sabatier.

« Et Decip saura identifier ces pièces-là, même mieux que nous », dit-il.


3D : une offre la plus large possible
Pour Hervé Favre, directeur de Decip, il n’était pas question « d’arriver trop tardivement » sur le marché de la fabrication additive comme celui de l’impression 3D. « Quand une grande entreprise comme HP décide d’aller sur ce marché et vous certifie, je trouve que c’est une jolie reconnaissance de notre expertise dans le monde de la machine-outil.

Et très honnêtement, cela s’est fait avec un partenariat HP France merveilleux », commente-t-il, depuis Saint-Pierre-en-Faucigny (Haute-Savoie), siège social de Decip.
Avant de rejoindre le réseau HP, Decip distribuait déjà la machine de fabrication additive hybride Lumex, du Japonais Matsuura. « L’idée initiale avec la Lumex était d’offrir la possibilité à des moulistes de faire de la régulation à l’intérieur d’un bloc d’acier, en même temps que de l’usinage.

Mais le marché est restreint », explique M. Favre. En ajoutant l’impression plastique, le distributeur élargit son offre en matière de solutions 3D.
Entre son organisation commerciale, l’efficacité de son SAV avec le dépannage, la maintenance, et son bureau technique, « nous étions un très joli prétendant pour HP », reconnaît Hervé Favre. Ce que confirme M. Sabatier.

« Leur qualité de service, leur réputation en termes de suivi des clients, leur SAV, leur dynamisme », ont beaucoup pesé dans la décision de HP France. En plus de bénéficier à la fois d’une « connaissance et une expérience » dans l’impression 3D métal, Pierre-Victor Sabatier a aussi été impressionné par l’organisation de la structure. « Une petite PME avec autant de process commercial et technique.

Il y a un CRM chez Decip qui est juste incroyable : ils sont capables de vous donner toutes les statistiques sur les douze dernières années, de toutes les commandes et process de suivi client par localisation géographique et sectorielle. C’est assez rare de trouver ça sur des entreprises de cette taille ». Par ailleurs, il ajoute : « Hervé Favre est un entrepreneur à la fois jeune et dynamique, qui a envie de donner une autre dimension à sa société.

»


Tutoriels d’utilisation
Son implantation dans la première région mécanicienne de France était également un atout. Au-delà de la vallée de l’Arve, berceau du décolletage en France, sa proximité avec Saint-Etienne, la vallée de la plasturgie à Oyonnax (Ain) sont des « zones d’activités qui sont très importantes dans notre cible », considère M. Sabatier.

Toutefois, Decip 3D disposera bien d’un rayonnement national pour revendre les solutions d’impression 3D de HP, tout comme ses trois autres confrères.
Connu pour ses PC et imprimantes, HP s’appuie sur son savoir-faire en matière de télémaintenance. « L’idée de l’industrialisation de leurs machines 3D se base sur leurs compétences en matière d’assistance pour leurs imprimantes 2D, avec des tutoriels d’utilisation et de maintenance », commente Hervé Favre.

Et de compléter son propos : « Pour les imprimantes 3D, notre approche en matière de services sera identique à celle d’une machine-outil, mais avec la même facilité de déblocage d’un photocopieur. »
Pour Hervé Favre, il s’agit désormais de « donner l’accès à une machine d’impression 3D à des opérateurs qui sont, d’une certaine manière, moins techniques que des utilisateurs de machines-outils.

» « Nos imprimantes, ce sont essentiellement du software plus que du hardware, ajoute Pierre-Victor Sabatier. Tout se règle depuis un ordinateur. C’est du monitoring en temps réel. Nous savons tout ce qui se passe dans la machine et la station de post-process. » Mais de prévenir que si les imprimantes 3D sont connectées, elles le sont « de manière très maîtrisée, car nous ne touchons pas à la confidentialité des travaux de nos clients ».

Quant à l’installation, « entre le moment où on livre la machine et la signature du certificat d’installation, il se passe à peine quatre jours », assure M. Sabatier.
Pour le directeur général de Decip 3D, « le monde de l’impression 3D vient d’un monde globalement de bureau, du Web où les gens sont connectés au quotidien ».

« Alors que le monde de la machine-outil est quand même réfractaire à la télémaintenance, car on n’aime pas trop que sa machine soit connectée avec l’extérieur, et l’on est plus adepte au SAV classique : j’ai une panne, j’appelle », analyse-t-il. Et Hervé Favre pense déjà à dupliquer les process de télémaintenance et télédiagnostic chez ses clients de la machine-outil.

N’oublions pas que la digitalisation des usines est l’un des enjeux de l’Industrie du Futur, tout comme la fabrication additive.

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